Comment devenir manager d’une équipe ?

Psychologue du travail, spécialiste en psychologie sociale, gestion et développement personnel, Déborah Romain-Delacour forme des cadres et dirigeants à une gestion efficace et soignée dans les affaires et sur Internet. Ayant déjà plusieurs livres à votre crédit, il propose dans ses nouvelles clés de guide pour devenir un bon manager.

D’ où vient l’idée de ce livre sur la gestion ?

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Déborah Romain-Delacour : L’écriture, c’est ma vie ! J’écris toujours et j’aime à transmettre avant tout, c’est pourquoi j’ai créé ma société de formation, de conseil et de coaching pour les managers, managers et employés, pour les aider professionnellement et personnellement, en leur donnant des outils de gestion et de développement personnel, parce que les deux concepts sont étroitement liés. Après mon dernier livre sur l’équilibre des compétences, les éditions Studyrama m’ont proposé de résumer ma méthode de gestion dans ce nouveau livre « 10 étapes pour être un bon gestionnaire. »

Il y a déjà, il est vrai, une multitude de livres, d’articles, de blogs dédiés à la gestion, preuve qu’il y a une demande réelle, un besoin réel, et c’est un vrai problème de société. La force de cette collection est qu’elle offre une méthode clé en main, facile d’accès. C’est une véritable technique d’autocoaching qui permet à chacun d’auto-évaluer, de marcher et de progresser.

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Comment définir un « bon » manager aujourd’hui ?

D. R&D : Le travail des gestionnaires est aussi complexe que passionnant. Tant que nous n’aurons pas été confrontés à un poste de direction, on ne peut pas réaliser ses difficultés quotidiennes. Un « bon » manager est celui qui réussit à exceller dans deux principaux domaines de spécialisation. D’une part, les compétences techniques et, d’autre part, les capacités humaines. Bien sûr, c’est dans cette deuxième partie qui m’intéresse particulièrement et c’est celle où je forme des gestionnaires. Depuis des années, l’attention a été axé sur les compétences techniques. Bien sûr, ils sont essentiels, mais ils ne suffisent pas à bien gérer les équipes.

Ceux qui changent le jeu sont des compétences humaines et heureusement presque tout le monde sait aujourd’hui qu’ils évoluent à l’avant-garde d’une gestion efficace et prudente. Ce sont ceux qui nous permettent d’adopter le comportement social nécessaire, approprié et approprié dans l’entreprise. Un « bon » manager » est donc celui qui sait utiliser tous les outils et méthodes de l’empathie, de l’écoute active, de l’intelligence émotionnelle, de la gestion du stress, de la communication positive, et qui a le désir de les mettre en œuvre quotidiennement, d’accompagner leurs équipes avec gentillesse sur le chemin de l’individu et du collectif succès. Un « bon » manager est aussi un homme ou une femme qui est bien dans sa peau, ce qui est cohérent et aligné, il applique à lui-même ce qu’il défend pour les autres, comme l’exemplaire et l’authenticité.

ET au contraire, comment définir un « mauvais » manager ?

D. R&D : Je pense qu’il n’y a pas de « mauvais » gestionnaire, en ce sens que ce n’est pas l’homme ou la femme ce qui est « mauvais », c’est leur comportement qui ne convient pas. Pour éviter d’être considéré comme un « mauvais » manager, il est donc nécessaire de prendre les bonnes décisions, d’adopter les comportements appropriés et de rester toujours dans une ambiance positive et orientée vers l’autre. Un « mauvais » manager est donc celui qui prend les mauvaises décisions à un moment donné « T » et gaspille inutilement son énergie sur des choses qui ne valent pas la peine.

Mais ce qui est extrêmement positif, c’est que nous pouvons tous changer, évoluer, décider d’adopter les bons comportements et prendre les bonnes décisions. L’erreur est humaine, et toute difficulté dans une entreprise, comme tout échec, peut devenir une opportunité, une opportunité de grandir et de prospérer. Quelqu’un qui est senti « mauvais » gestionnaire hier, de sorte que vous pouvez rapidement devenir un « bon » gestionnaire, à condition qu’ils acceptent de questionner, auto-évaluer eux-mêmes et adopter de nouveaux comportements basés sur l’écoute active, la bienveillance et l’attention les uns aux autres.

Quelles sont les 10 étapes que vous recommandez pour devenir un « bon » manager ?

D. R&D : Les dix étapes que j’ai détaillées dans mon livre et ma méthode de coaching de management sont les suivantes.

1. Bien se connaître afin d’assumer un rôle de personne responsable (la connaissance de soi aide à développer leur potentiel).

2. Comprendre la réalité de son travail dans son intégralité.

3. Construisez un cadre d’évolution stimulant et formez une équipe tournée vers l’avenir.

4. Maîtriser l’art de la communication (qui passe par l’écoute).

5. Organiser avec pragmatisme (gestion du temps et organisation du travail).

6. Mettez la confiance au cœur de l’organisation (à tous les niveaux).

7. Libérez le talent (pour développer le potentiel de chacun dans votre équipe).

8. Gérez les projets avec flexibilité (gestion des incertitudes, événements imprévus).

9. Savoir faire preuve de courage professionnel (dans toutes les situations difficiles : culture, communication en temps de crise, climat social sensible…).

10. Cultiver la bienveillance au travail (gestion des risques psychosociaux par des méthodes préventives, bien-être au travail, relations humaines…).

Pouvons-nous dire que la direction a évolué dans la bonne direction dans les entreprises françaises, alors que nous parlons de bien-être au travail, d’une entreprise une gestion libérée, participative ?

D. R&D : Aujourd’hui, nous pouvons parler d’une prise de conscience générale, liée à l’augmentation de ces dernières années, de l’épuisement et des suicides, des conséquences des mauvaises conditions de travail dans certaines entreprises et du manque de considération des salariés. Ces drames nous ont permis de questionner le modèle et de proposer des alternatives. Mais nous savons qu’il est difficile de faire bouger les lignes. Par conséquent, nous ne pouvons pas faire une généralité, car elle dépendra de chaque entreprise, quelle que soit son activité, son secteur et sa taille.

Par conséquent, il est nécessaire de distinguer, d’une part, les entreprises qui ne communiquent et montrent que le bien-être au travail, proposant seulement l’installation de salles de massage ou de baby-foot pour leurs employés, et d’autre part, ceux qui mettent vraiment le bien-être au travail et la gestion des psycho-les risques sociaux au cœur de votre stratégie d’entreprise. Le Les employés ne se trompent pas et savent très bien faire les choses. Les entreprises qui progressent dans cette question sont celles dirigées par un leader qui a un profond désir pour chacun de ses employés de prospérer dans sa position. Et ne regrettez jamais, parce que qui dit bien-être au travail, dit productivité et accélération des résultats !

Est-il nécessaire de former à la gestion et par quelle méthode ?

D. R&D. : Chaque gestionnaire, gestionnaire ou dirigeant s’intéresse à la formation aux méthodes de gestion, tant qu’il doit gérer des équipes. Et la gestion, les relations humaines, n’est pas innée, c’est appris. Personnellement, je crois en la gestion centrée sur les personnes, et à ce titre je suis les enseignements et la méthode de Carl Rogers, psychanalyste et psychothérapeute américain du XXe siècle, qui a révolutionné le coaching. Dans mes formations et dans mes interviews de coaching, je préfère une écoute active et bienveillante, basé sur l’empathie, le sentiment, l’utilisation de la rétroaction, la reformulation, la synthèse et le questionnement ouvert (le coach, l’écoute, devient un miroir).

L’ interview se concentre toujours sur la personne et ses sentiments (pas le problème), et se fait dans un climat de confiance. Je n’impose rien, c’est la personne qui trouve les solutions. Cette méthode augmente la créativité et la productivité. Je crois fermement que les individus ont toujours la solution en eux. Cette approche non managériale du coaching nous permet d’émerger le meilleur en chacun de nous, de développer tous nos potentiels. Je suis ici pour accompagner, Je ne juge pas, je n’influence pas. Je suis juste le réflexe. Et tout l’intérêt de cette méthode, est que nous pouvons l’appliquer dans le coaching individuel comme dans un groupe, et gestionnaire qui apprend qui peut, à son tour, le transmettre à vos équipes.

Quel message essentiel aimeriez-vous transmettre aux gestionnaires qui lisent ce entrevue ?

D. R&D : Manager signifie prendre soin de vous et de votre équipe, servir le succès de l’entreprise. Pour moi, un manager est un vrai professionnel de la relation, qui a du sens de travailler sur la synergie du projet dirigé et donné direction, créant une équipe orientée vers l’avenir. Et quand je parle de « sens », c’est bidirectionnel, ce qui signifie comme direction. C’est par l’écoute, le respect et la considération de chacun qui permet à une organisation d’aller de l’avant et de gagner.

Entretien collecté par ValérieLoctin

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