La première fois que le mot MOOC a surgi dans une conversation, beaucoup l’ont laissé filer, persuadés qu’il s’agissait d’un jargon réservé aux initiés. Pourtant, ce sigle s’invite désormais partout dès qu’on parle de formation en ligne. Mais de quoi s’agit-il concrètement, à quoi servent ces cours massifs ouverts, et comment y accéder ?
Définition d’un MOOC
Pour aller droit au but, reprenons la définition donnée par Wikipédia :
« Un MOOC est un type d’enseignement à distance, ouvert à tous, qui peut accueillir des milliers de participants. Le terme MOOC s’est imposé en France, au point d’entrer dans les dictionnaires les plus consultés. Les apprenants, tout comme les enseignants, sont dispersés aux quatre coins du globe et échangent uniquement via Internet. On y retrouve souvent des ressources éducatives en libre accès. Dans les pays anglophones, il n’est pas rare de voir un cours rassembler plus de 100 000 inscrits. »
Certains MOOCs sont payants. D’autres, gratuits, facturent uniquement la certification officielle. Cette formule permet à quiconque, depuis n’importe quel endroit disposant d’une connexion, d’accéder à des formations issues d’universités de renom ou d’organismes spécialisés.
Les sessions de MOOC se déroulent selon deux modèles. Certains ouvrent à des dates précises et imposent un calendrier à respecter. D’autres, souvent gratuits, laissent la liberté de débuter à tout moment et d’avancer à son rythme. Généralement, suivre un MOOC demande entre 3 et 10 semaines, avec quelques heures d’investissement chaque semaine.
Si la majorité des contenus sont encore proposés en anglais, l’offre en français ne cesse de s’étoffer. Le ministère de la Culture a d’ailleurs manifesté son intérêt pour ces dispositifs d’apprentissage innovants, amorçant une réflexion nationale sur le sujet depuis plus d’un an.
La forme des cours en ligne
Un MOOC, ce n’est pas seulement une suite de textes à lire. Voici les principaux supports utilisés durant ces formations :
- Des vidéos pédagogiques, souvent accompagnées de sous-titres ou de traductions pour toucher un public plus large
- Des documents écrits, qui favorisent la compréhension et la mémorisation
- Des schémas, graphiques ou tableaux pour illustrer et clarifier les notions complexes
Pour valider un MOOC, différentes modalités existent selon la plateforme et le type de formation :
- Des quiz ou questionnaires réguliers, généralement proposés chaque semaine
- Des travaux écrits à rendre, parfois sous forme de mémoire
- Des présentations orales ou projets à présenter
Sur les MOOCs gratuits, la validation se limite la plupart du temps à des questionnaires. Les travaux plus poussés, comme les mémoires ou les soutenances, sont généralement réservés à ceux qui choisissent de payer pour une certification.
Plateformes pour suivre un MOOC
Plusieurs plateformes en ligne se sont spécialisées dans la diffusion de MOOCs, que ce soit gratuitement ou via une offre payante. Certaines sont adossées à des universités, d’autres à des entreprises, et il existe même des plateformes qui accueillent des formations conçues par des indépendants. Parmi les plus connues, on peut citer :
- Coursera
- Udacity
- OpenClassrooms
- edX
- FutureLearn
- Udemy
- FUN (France Université Numérique)
La question du véritable impact pédagogique de ces nouveaux modes d’apprentissage et de la pérennité des plateformes se pose, à juste titre. Mais une chose est claire : permettre à chacun d’apprendre, sans barrière géographique ni financière, marque un tournant. De nombreux projets, comme Epitech ou certaines écoles dédiées au jeu vidéo, redessinent déjà le paysage éducatif, avec parfois des défis à relever, mais toujours une volonté commune de faire bouger les lignes.
Le MOOC a déjà changé la manière d’apprendre pour des milliers de personnes. Reste à voir jusqu’où cette révolution silencieuse nous portera, et qui, demain, osera franchir le pas pour réinventer sa façon d’apprendre.

