Comment se comporter avec un collègue qui ne vous aime pas ?
Il y a quelque temps, je travaillais avec un collègue qui me détestait. Elle parlait derrière mon dos à tous nos collègues. et il s’est moqué de moi ouvertement dès qu’il le pouvait. La cerise sur le gâteau, elle est allée dire à notre supérieur Il est fréquent qu’elle ait été meilleure que moi pour diriger une équipe.
Tout cela parce que j’étais frustré par sa carrière, j’ai senti que je devais me défendre constamment, et cela a fortement influencé mon travail car j’ai dû faire face à toute cette malice environnementale.
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Retrospectivement, j’ai pu trouver un bon côté de cette relation conflictuelle. Elle m’a appris 5 choses sur la façon de prendre avec ceux qui ne t’aiment pas :
1. Mieux vous connaître
On se persuade vite que l’animosité vient toujours de l’autre. Pourtant, avant de pointer du doigt, la première étape consiste à prendre du recul et à examiner sa propre attitude. Sans même s’en rendre compte, il arrive de laisser passer un mot de travers ou d’interrompre un collègue en pleine phrase. Parfois, on pense bien faire, mais la perception des autres diffère.
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Pour y voir plus clair, rien de tel que de demander l’avis honnête d’une personne de confiance. Un manager ou un collègue peut mettre le doigt sur certains gestes, certaines paroles qui passent mal. À partir de là, il devient possible d’ajuster sa posture et d’assainir des relations mal engagées.
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2. Accepter ce qui vous distingue
Il arrive aussi que, même en cherchant bien, aucun comportement problématique ne ressorte. Dans ce cas, il faut accepter une réalité simple : plaire à tout le monde au bureau est une illusion. L’enjeu n’est pas de rallier chaque collègue à sa cause, mais de rester courtois et fidèle à soi-même.
On a tous nos affinités au travail, et chacun nourrit ses préférences, parfois sans raison rationnelle. Se souvenir qu’on agit de la même manière avec certaines personnes permet de relativiser. Ce n’est pas personnel, c’est humain. Prendre de la distance, c’est aussi se rappeler que nos imperfections font partie de notre singularité.
3. Garder ses distances avec l’hostilité
Accepter la situation ne veut pas dire se laisser entraîner dans des échanges toxiques. Une phrase me revient souvent : discuter avec quelqu’un de mauvaise foi ne mène nulle part. La meilleure tactique, c’est de recentrer la conversation sur l’essentiel.
Si la discussion part sur une pente glissante, je ramène le sujet au travail. Par exemple : « Steve, revenons à notre réunion sur la stratégie marketing. » Ce genre de détour ferme la porte aux provocations et évite de s’enliser dans le conflit.

4. Se recentrer sur ses priorités
Répéter des échanges négatifs épuise et détourne de l’objectif. Mieux vaut accorder son énergie à ceux qui la méritent, ceux qui soutiennent et reconnaissent le travail accompli. Si vous êtes là, c’est qu’on a reconnu vos compétences, inutile de se laisser polluer par une opinion hostile.
Pour garder le cap, je me projette parfois comme sur une scène, sous les projecteurs, fixé sur ma performance. Ce qui se trame en coulisses n’a pas d’importance : seul le travail compte, ici et maintenant. Visualiser cet espace protégé aide à écarter les pensées parasites et à rester engagé.
5. Repartir à zéro
Face à un collègue difficile, il faut savoir régulièrement faire table rase. Traîner les vieilles rancœurs au fil des jours empoisonne l’ambiance. Laisser le passé derrière soi, c’est s’offrir une respiration et repartir du bon pied.
Une technique qui fonctionne : faire semblant de ne pas voir le sous-texte, de ne pas entendre l’ironie. Un sourire, une phrase polie, et on avance : « Merci, ce que vous dites me fait plaisir. » Cela désamorce bien des tensions.
Parfois, malgré tous les efforts, la situation reste tendue. J’ai longtemps redouté les journées où il fallait croiser ce collègue hostile. Mais à force de me répéter que ce n’était pas mon combat, que je n’avais pas choisi cette rivalité, j’ai réussi à garder la tête haute. Prendre ce recul, c’est se donner la chance d’avancer sans se laisser freiner par le ressentiment des autres.
Au bout du compte, chaque expérience difficile façonne notre façon d’être au travail. On peut choisir de s’y engluer, ou bien d’en sortir grandi, prêt à affronter la prochaine tempête avec plus de sérénité.

